La Tour Montjoie

Conflans a possédé deux châteaux seigneuriaux, la Tour Montjoie et le Château Neuf, très proches l’un de l’autre et dominant la Seine. La Tour Montjoie, datée de la fin du XIe siècle, est le plus ancien édifice de Conflans. Elle occupe l’extrémité du plateau et permet la surveillance de la Seine. Elle a été élevée par les seigneurs de Beaumont qui étaient barons de la ville, à l’issue d’une guerre de succession avec le seigneur de Montmorency : elle remplace le château précédent en bois incendié durant ce conflit.

C’est un simple quadrilatère dont les murs ont une épaisseur d’un mètre soixante-cinq à la base et seulement d’un mètre à la partie supérieure. Elle est constituée de trois niveaux : d’abord celui attribué aux réserves, puis le niveau d’habitation où se trouvent la porte d’entrée, les remarquables fenêtres géminées avec leur colonne centrale et deux cheminées ; enfin le niveau supérieur, doté aussi d’une cheminée et qui abritait serviteurs et soldats. Du toit, on ne sait rien, mais on peut supposer, en l’absence de pignon, qu’il était à quatre pentes.

Elle est signalée « caduque », dès le XVIe siècle, mais comme elle était restée le siège de la baronnie, il avait été construit à l’intérieur, en appentis, un petit bâtiment qui abritait jusqu’à la Révolution, la salle d’audience, la geôle et la salle d’archives. Ensuite, et jusqu’au début du XXe siècle, des locataires y logèrent.

La Tour fut vendue en 1791 à Piquefeu de Bermon par Mercy-Argenteau, dernier baron de Conflans et seigneur de Neuville, en même temps que les biens de cette baronnie et de cette seigneurie. En 1931, elle est donnée à la commune de Conflans par le comte Cornudet, alors propriétaire de la Tour et du château de Neuville-sur-Oise. Cette même année, la commune racheta le château et le parc du Prieuré, devenant ainsi propriétaire d’une partie des témoins de son passé.

Le Château Neuf

Le Château Neuf, situé face à l’église Saint-Maclou, n’est plus visible aujourd’hui. Il aurait été construit par les Montmorency, devenus barons de Conflans à l’extinction de la famille de Beaumont, en 1270.

L’ensemble des trois parcelles de ce plan forme le fief de Châteauneuf dont la plus grande part des revenus provenait du droit sur le travers, c’est à dire d’un péage sur tous les bateaux et les marchandises qui circulaient sur la Seine avant la Révolution.

Sur un acte de janvier 1715, se trouve une description succincte du château, la seule que l’on connaisse actuellement ; il est loué une pièce de terre « sur laquelle est présentement la mazure du Chasteau avec caves et voûtes qui est sous la cour dudit Chasteau ». Ses propriétaires étaient les familles Saulx de Tavannes, Le Veneur et de Tillière.

Plan géométral du terrain du Château de Conflans, Vincent, arpenteur, 25 juin 1715. Archives départementales du Val-d’Oise.

Comme, sur ce bail, il est conseillé de prendre les pierres du château pour réparer les murs de clôture, on comprend pourquoi il a disparu. Il est cependant représenté dans l’église Saint-Maclou, sur le vitrail datant de 1860 de la chapelle Sainte-Honorine : nous ignorons quelles sont les sources qui ont permis la réalisation de ce dessin.

Sur la parcelle ouest existait la chapelle Saint-Thibault. Celle-ci élevée très près du rebord nord du plateau a été en partie détruite par l’affaissement de la falaise, avant le XVIIIe siècle.

En 1811, ces terrains sont vendus par l’ensemble des neufs copropriétaires, à deux Conflanais, Fidèle Armand Chapellier et à son beau-frère, Vincent François Leroy. En 1855, l’école Saint-Joseph est élevée sur cet emplacement, englobant le puits castral qui serait le seul vestige connu du Château Neuf.

Ouvrages de référence

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78700 Conflans-Sainte-Honorine