La paroisse de Saint Romain de Budos faisait autrefois partie de l’archiprêtré de Cernés. Ses limites étaient, avant la Révolution, les mêmes qu’aujourd’hui. A cette époque, elle avait environ 1 300 habitants et 580 feux. Les hameaux importants sont ainsi désignés : Pingoy, Cosson, Mouliès, Perron, Le Corpia, La Peyrouse ou terrain pierreux.

Il est fait mention, dans plusieurs documents anciens, d’une paroisse du nom de «Lassats», dépendante de la paroisse de Budos. Cette paroisse, dont il n’est pas possible de contester l’existence, a complètement disparu. Il y avait à Budos deux maisons nobles, celle de Jamart et celle de Margaride. Le service de la poste se faisait par Preignac. Le curé était gros décimateur de la paroisse en partage égal avec le seigneur ; il avait cependant les menues dîmes en entière redevance. Il faisait aussi le service de la chapelle de Saint Pierre, dont les ruines se voient encore à un kilomètre environ à l’ouest du bourg.

Il venait y dire la messe le jour de la fête du saint, et la population s’y rendait en procession le lendemain. Malheureusement, cette assemblée fut l’occasion de déplorables abus ;  si bien, qu’en 1763, M. d’Audibert de Lussan archevêque de Bordeaux, défendit au curé de Budos d’y célébrer la messe et supprima la procession.

D’après le plan primitif, l’église comprend une nef romane, terminée par un rond-point voûté en cul-de-four. Autrefois l’autel s’avançait jusque dans la sacristie actuelle, décorée d’arcatures reposant sur quatre chapiteaux, supportés l’un par une colonne double, et les trois autres par une colonne simple plus grande que la précédente. Ces chapiteaux, ornés d’entrelacs, représentent des oiseaux, des chevaux ; un monstre à deux corps qui semble vouloir dévorer la tête d’un homme debout.

La chaire, toute en pierre, paraît être du XVIe siècle.

Le portail ogival, situé à l’ouest, date du  XIVe siècle ; il est orné de quatre chapiteaux dont deux représentent des feuilles de lierre et de vigne, et deux, l’un la luxure, l’autre la gourmandise.

La luxure est symbolisée par une femme à face grimaçante ; elle semble serrer avec force deux dragons à oreilles d’âne, tandis que deux diables lui tirent les cheveux ; ces diables ont des pattes de grenouille.

La gourmandise est représentée par un personnage gros et joufflu, coiffé d’un capuchon, mangeant un os. A ses côtés on voit un singe qui tient un fruit dans ses pattes, et un chien.

Quatre autres chapiteaux, détachés de l’église par le temps, ont été placés à droite et a gauche de la porte du presbytère. Deux sont presque complètement dénués de leurs ornements, les autres, mieux conservés, représentent, l’un la colère, l’autre l’avarice.

La colère est symbolisée par deux hommes en robes longues, à mains épatées, qui se battent.

L’avarice est représentée par un diable à grosse tête étreignant un personnage qui a une bourse à son cou.

A l’extérieur de l’église, on aperçoit une frise de dentelle très fine, faite de feuilles de lierre ; cette frise se continue dans l’intérieur de la première sacristie.

Les neuf pans extérieurs, chacun consolidé par un groupe de trois colonnes, sont surmontés de chapiteaux, dont six bien apparents, sont constitués par des feuilles de lierre ou de vigne, et par des personnages difficiles a décrire.

L’ancien clocher a disparu en 1860.

Sur les trois côtés du nouveau clocher sont représentées les armes du cardinal Donnet, du pape Pie IX, et des barons de Budos.

Ouvrages de référence

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33720 Budos

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