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Le château de Parentignac (devenu Parentignat au XIXe siècle) est acheté, le , par Jean-Antoine de Lastic, prieur de Bredon, et son neveu, François II de Lastic, aux héritiers de Maximilien de Sommyèvre.

À cette époque, le château, en mauvais état, était un quadrilatère flanqué de quatre tours.

À la mort du prieur, Anne-François II devient l’unique propriétaire du château. Il décide alors d’entamer la campagne de travaux qui donne au château l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui. Entre 1710 et 1714, il entreprend de racheter le village qui était regroupé autour du château. Il va signer plus de 170 contrats de vente. La maison forte qui existait au XVe siècle est intégrée dans l’aile gauche de la nouvelle demeure, avec deux de ses quatre tours. Pour relier les deux ailes, un corps de logis orné d’un fronton triangulaire est bâti à l’est, à la même époque.

Anne-François II meurt en 1749 et laisse le château à son fils, Anne-François III. Ce dernier est un militaire participant à de nombreuses campagnes. Il est nommé lieutenant-général des armées du roi le . Après avoir laissé le château à l’abandon pendant près de vingt ans, le marquis entreprend de le rénover entre 1768 et 1770.

En 1771 le château est le séjour du maréchal de La Fayette. Anne-François III meurt le .

Lui succède son fils, Anne-François IV. Après quelques années de carrière militaire, le comte de Lastic revient au château en 1779. Il le retrouve en mauvais état. Il entreprend de remettre en état « sa retraite philosophique ». Il transforme le château et termine les travaux intérieurs. Il termine également la façade sur le parc, remanie les jardins, transforme et aménage les appartements dans le style de l’époque. Il construit un « Trianon » près du moulin. Pour réaliser un nouvel escalier d’honneur, refaire les dallages et les cheminées des petits appartements, il achète la carrière de marbre de Nonette.

Il est nommé lieutenant-général des armées du roi le . Ouvert aux idées révolutionnaires, il est nommé commandant de la Garde nationale d’Issoire et le  « chef de légion dans la Garde Nationale de Clermont-Ferrand ». Le , il est rappelé par le ministère de la Guerre et reçoit une commission de lieutenant-général dans l’armée du Nord le 11 mai. Malade, il demande et obtient de retourner dans son château de Parentignat, où il revient après la chute de Robespierre et meurt le .

Le domaine et le château, où sera installée une fabrique de salpêtre, ne souffrent pas de l’épisode révolutionnaire ; son mobilier est préservé.

Le comte n’ayant pas eu d’héritier mâle, c’est sa petite-fille Octavie qui hérite du château ; elle se marie avec son cousin éloigné, Joseph, de la branche dite de Vigouroux. À la tête d’un domaine foncier amoindri et par souci d’économie, Joseph et Octavie vont transformer les jardins « à la française » en parc « à l’anglaise » ; ils sont respectivement chambellan et dame du palais de l’impératrice Joséphine, qui leur offrit un tulipier qui sera planté dans le parc.

Au début du XXe siècle, le château est surnommé « Petit Versailles auvergnat » par l’écrivain Henri Pourrat, né à Ambert.

Le marquis Georges (1927-1988) et son épouse Françoise (1934-2020), fille d’Henry Goüin assurent la restauration et la conservation du château dans les années 1970. À la mort de Georges de Lastic en 1988, sa veuve et son fils Anne-François entreprennent d’importants travaux de restauration. Le château est rouvert au public en 1994.

Cet édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .

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