L'église en 3D ?

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Au XIe siècle, la petite église sert de repaire aux oiseaux de nuit et aux bêtes sauvages.

Les moines de Cormery qui en sont propriétaires entreprennent sa reconstruction. Plusieurs époques se lisent sur les façades de l’église dédiée à Saint-Symphorien. À droite au sud, la première église est érigée au XIe siècle. Aux XIIe et XIIIe siècles, elle est agrandie au nord par l’élévation du clocher ainsi que par la construction d’un nouveau choeur et d’une travée. Au début du XVIe siècle, un prolongement de cette nef est ajouté à gauche. Au début du XVIIe siècle, on construit ou on remplace la chapelle seigneuriale dans le parc du château. À côté, et derrière ce mur, se trouvait la maison du prieur et son prieuré détruits à la fin du XVIIIe siècle par le marquis de Biencourt. Le prieur dépendait de l’abbaye de Cormery.

Sur la façade de la nef sud, le parement du pignon d’origine est en petit appareil réticulé. L’agrandissement de ce pignon au début du XVIIIe siècle est bien visible. En même temps, le percement de la baie pour laisser passer la lumière, a perturbé l’ordonnance des niches dont certaines ont été soit supprimées, soit déplacées.

Le décor montre le christ entouré de treize personnages :

  • La rangée supérieure représente le christ au centre avec sa nimbe (ou auréole) crucifère, trois saints nimbés à sa droite et trois personnages à gauche sans nimbe.
  • La rangée inférieure représente sept personnages dont quatre nimbés à gauche.

Dessous et aux extrémités de la corniche soutenue par des modillons en forme de tête de cochons, deux panneaux sculptés ont été probablement déplacés : à gauche, deux chiens debout qui s’affrontent et à droite un chien qui a pris un lièvre, attaqué par un autre chien. Le portail roman a été remplacé à la fin du XIXe siècle par un plus grand permettant de laisser passer le dais. L’Église Saint-Symphorien a été classée par arrêté du 7 mai 1908.

En arrivant sur le parvis de l’église d’Azay-le-Rideau, vous remarquez immédiatement l’originalité du double pignon. Celui de droite, roman, est très différent de celui de gauche, plus récent, avec son portique en anse de panier. En effet, l’église paroissiale Saint-Symphorien cumule de nombreux styles architecturaux.

La plus ancienne mention de l’édifice remonte à la charte du XIe siècle par laquelle Geoffroy de l’île en fit don à l’abbaye bénédictine de Cormery. Cette donation concerne une ecclesiola (une petite église), elle est décrite comme étant abandonnée : un repaire d’oiseaux et d’animaux sauvages. Ainsi ce lieu de culte existait longtemps auparavant. Les archéologues nous apprennent que certains éléments de décoration du vieux pignon, celui de droite, remontent à la renaissance carolingienne, ce sont : les niches avec les personnages, les animaux qui s’affrontent face à face, les consoles en forme de têtes animales, les chiens-chasseurs dont l’un attrape un lapin. De plus vous pouvez observer comment le vieux pignon a été restauré et rehaussé au XIe siècle, vous pouvez voir clairement le vieux pignon enchâssé dans le nouveau de style roman (mise à part la fenêtre ogivale percée au centre de la façade au cours du XIIIe siècle).

La nef principale, au sud, est du XIe siècle ; cependant les arcs brisés et les voûtes avec arêtes sont du XIIe, elle s’achève avec le choeur et une abside elle aussi du XIIe siècle. La nef latérale depuis le clocher jusqu’à l’abside, réclamée par les habitants date de la même époque. Des fresques murales ont été mises en évidence en 1997 dans le choeur qui à l’origine était entièrement décoré. De l’une d’elle, à droite du choeur, il ne reste qu’une aile de l’archange saint Michel, un bras et une colonne torse. Le reste a été anéanti par l’ouverture d’une niche.

La deuxième fresque se trouve aussi dans le choeur, au dessus du passage vers la sacristie : on distingue trois chevaux très colorés et harnachés. À droite un personnage couronné et barbu suggère un roi mage.

Au XVIe siècle deux travées vinrent compléter la nef latérale pour la conduire jusqu’à une nouvelle façade en pignon accolée à l’ancienne avec un portique en « anse de panier » et une vaste baie de style flamboyant.

La chapelle latérale (la chapelle du château d’Azay) a été construite en 1603. Cette chapelle est située au fond de l’église à droite de la dernière travée avant le choeur. Elle possède de nombreuses plaques commémoratives des seigneurs d’Azay.

Certains vitraux datent du XIXe siècle. Dans le choeur, la fenêtre absidiale est ornée d’un vitrail de Maître Lobin de Tours représentant la Vierge et d’un médaillon représentant les saintes femmes au pied de la croix. La fenêtre ogivale du vieux pignon est ornée d’un vitrail de saint-Symphorien réalisé par Maître Jacques Grüber. La grande verrière de la chapelle du château représente l’Assomption et le couronnement de la Vierge. Il est l’oeuvre du maître verrier Max Ingrand de même que tous les vitraux de la façade sud qui sont des représentations de saint-Martin, de saint-Henri, de sainte-Barbe et de sainte Bernadette. Les anciens vitraux, détruits pendant la seconde guerre mondiale ont été remplacés en 1955 par ceux que vous voyez.

Le mobilier du choeur – la croix, l’autel, l’ambon et la présidence – sont l’oeuvre du sculpteur Dominique Kaeppelin. Cet ensemble a été inauguré par l’évêque Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, en juin 2013.

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13 Rue Rabelais, 37190 Azay-le-Rideau